A quoi me sert-il de penser,
Pourquoi toujours ruminer,
Me perdre dans mes illusions,
Susprendre le temps et me demander pardon.
Je le vois s’énorgueillissant,
Se moquant de moi comme d’un enfant,
Bondir en moi de tout son poids,
M’écraser et m’ôter toute joie.
Il est présent,
Tentant de me surprendre,
Il est malin,
Aussi abile qu’une requin.
Il se faufile dans mes entrailles,
Pour essayer de mettre la pagaille,
Il se fait passer pour Dieu,
Alors que pour lui ce n’est qu’un jeu.
Aussi longtemps que je le combattrai,
Aussi fragile je demeurerai,
Si je pouvais vivre à ses côtés,
Lui près de moi sans le juger.
Ne plus chercher à nous séparer,
Faire un contre l’adversité,
L’accueillir dans ma demeure,
Pour que plus jamais en moi se meurre.
